Numéros complets

no 4 | 2016 : Sémiotique et liberté

Se pencher sur la liberté d’un point de vue sémiotique promet une diversité d’approches, d’enquêtes variées garantes de résultats dont la richesse n’a d’égal que le sérieux qui les encadre. Une définition de la liberté d’un point de vue sémiotique, inévitablement, se rapportera à la compétence interprétative d’un individu en regard de ce qui le contraint : son environnement signifiant, sa constitution physique, sa condition sociale, etc. Dans le cas d’une collectivité, il faudra prendre en compte la nature de ses composants et, surtout, les règles de leur agencement. Une constante se profile : la liberté dont dispose un organisme quelconque s’accorde aux limites de ses compétences interprétatives. Ses aptitudes à cet égard, ou la sophistication de ses facultés d’interaction sémiotiques, constituent une mesure apte à : 1) définir le jeu des possibles qui est le sien du point de vue de l’agentivité ; et 2) indiquer où se situe le seuil limitatif pour cet organisme ou cet individu au regard des contraintes environnementales ou interactionnelles qui structurent ses relations dynamiques dans son milieu. Dans la perspective plus restreinte de la recherche, cette liberté interprétative – la nôtre dans l’exercice et le développement de la sémiotique – ne connaît qu’une contrainte : la rigueur critique.

no 3 | 2015 : Sémiotique des mystères

Du mystère originel au fait divers inexpliqué ; des cultes à mystères tels qu’ils ont été pratiqués un peu partout dans le monde gréco-romain au cours de l’Antiquité jusqu’au mystère de la Foi dans la théologie chrétienne ; du mystère entourant la mort d’Edgar Allan Poe au Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux ; chacun de ces types nourrit la polysémie du concept et augmente son ambiguïté. Secret, énigme, culte, complot ; mais aussi vérité, révélation, représentation, allégorie, symbole : tous ces termes se commutent et se complètent, forgent un terreau d’investigation théorique fertile. Prenant acte de cette polysémie, ce troisième numéro du Cygne noir s’est donné pour mandat de confronter les différents rapports que la sémiotique entretient avec le mystère.