no 8 | 2020 : Quand ego signe. Sémiotique, fantasme, fantaisie

Argument 

Fantasme et fantaisie partagent une même racine étymologique grecque : φαντασία et φάντασμα renvoient tous deux à l’idée d’apparition, d’image présentée à l’esprit. Tour à tour construction imaginaire, vision hallucinatoire, illusion ou rêverie, la fantaisie est aussi associée à la liberté psychique du sujet, à la singularité de son caractère (un type fantasque). Dans la fantaisie tiendrait donc une part de l’identité du sujet, ce que le concept de fantasme en psychanalyse problématise. C’est pourquoi nous avons choisi d’associer ces deux termes dans l’intitulé du présent numéro, en y adjoignant celui de sémiotique, car une investigation sur le fantasme, comme on s’en rendra compte, a tôt fait de forcer une réflexion sur le signe. Quant à la formule « quand ego signe », elle voudrait signifier cette façon singulière qu’a le sujet de trouver ses points d’organisation hors lui, dans le langage et dans le fantasme qui le traversent et par rapport auxquels sa position, le signalant, le trahit également.

 

Contenu

Ont également pris part à ce numéro 

Comité de publication

Laurance Ouellet Tremblay
Simon Levesque

 

Comité scientifique

Mireille Berton (Université de Lausanne)
Hervé Castanet (Université Rennes 2)
Anaïs Cabart (Université Bordeaux-Montaigne)
Claude Coste (Université Grenoble Alpes)
Jean Fisette (Université du Québec à Montréal)
Catherine Mavrikakis (Université de Montréal)
Guillaume Perrier (Université Paris 7 - Diderot)
Nathalie Roelens (Université du Luxembourg)
Myriam Thibault (Université McGill)
Thierry Tremblay (Université de Malte)

 

Réviseure

Véronique Desjardins