no 4 | 2016 : Sémiotique et liberté

Argument 

Se pencher sur la liberté d’un point de vue sémiotique promet une diversité d’approches, d’enquêtes variées garantes de résultats dont la richesse n’a d’égal que le sérieux qui les encadre. Une définition de la liberté d’un point de vue sémiotique, inévitablement, se rapportera à la compétence interprétative d’un individu en regard de ce qui le contraint : son environnement signifiant, sa constitution physique, sa condition sociale, etc. Dans le cas d’une collectivité, il faudra prendre en compte la nature de ses composants et, surtout, les règles de leur agencement. Une constante se profile : la liberté dont dispose un organisme quelconque s’accorde aux limites de ses compétences interprétatives. Ses aptitudes à cet égard, ou la sophistication de ses facultés d’interaction sémiotiques, constituent une mesure apte à : 1) définir le jeu des possibles qui est le sien du point de vue de l’agentivité ; et 2) indiquer où se situe le seuil limitatif pour cet organisme ou cet individu au regard des contraintes environnementales ou interactionnelles qui structurent ses relations dynamiques dans son milieu. Dans la perspective plus restreinte de la recherche, cette liberté interprétative – la nôtre dans l’exercice et le développement de la sémiotique – ne connaît qu’une contrainte : la rigueur critique.

Contenu

Ont également pris part à ce numéro 

Comité de publication

Emmanuelle Caccamo
Simon Levesque
 

Comité de lecture
ayant procédé aux évaluations à l'aveugle


Claude-Yves Bocquet (Prof. honoraire, UNIGE)
Érik Bordeleau (Docteur, U. Concordia)
Michèle Clément (Prof., U. Lyon 2)
Viviane Huys (Chercheuse rattachée au MICA)
Éric Martin (Prof., Collège Édouard-Montpetit)
Denis Vernant (Prof., U. Pierre-Mendès-France de Grenoble)

 

Révision linguistique

Valérie Savard